Garua
1943, paroles de Anibal Troilo et musique de Enrique Cadicamo

Qué noche llena de hastío y de frío!
El viento trae un extraño lamento, parece un pozo de sombras la noche, y yo en las sombras camino muy lento, mientras tanto la garúa se acentúa con sus púas en mi corazón...
Y en esta noche tan fría y tan mía pensando siempre en lo mismo me abismo, y por más que quiero odiarlo, desecharlo y olvidarlo, lo recuerdo más...

Quelle nuit froide et pleine de haine!
Le vent apporte une étrange complainte, c'est un puit d'ombres la nuit, et dans les ombres je marche très lentement p
endant que la bruine s'enfonce avec ses épines dans mon coeur...
Et dans cette nuit si froide et tellement mienne en pensant toujours à la même chose, j'entre dans l'abîme, et bien que je veuille la detester, la rejeter et l'oublier, je me souviens d'elle de plus en plus....



Naranjo en Flor
1944, paroles et musique de Juan Carlos Baglietto

Era más blanda que el agua, que el agua blanda. Era más fresca que el rió, naranjo en flor !
Y en esa calle de éstío, calle perdida, dejo un pedazo de vida y se marcho.

Elle était plus douce que l'eau, que l'eau douce.
Elle était plus fraiche qu'une rivière, oranger en fleur!
Et dans cette rue là, un été, cette rue perdue, elle a laissé un peu de sa vie et elle est partie.



Pedacito de cielo
1942, paroles de Homero Exposito, musique de Enrique Francini et Hector Stamponi

La casa tenía una reja pintada con quejas y cantos de amor. La noche llenaba de ojeras la reja, la hiedra y el viejo balcón.
Recuerdo que entonces reías si yo te leía mi verso mejor, y ahora, capricho del tiempo, leyendo esos versos ¡Lloramos los dos!

La maison avait une grille peinte de larmes et de chants d'amour. La nuit remplissait de regards la grille, le lierre et le vieux balcon.
Je me souviens qu'alors tu riais quand je te lisais mes meilleurs vers, et aujourd'hui, caprice du temps, en lisant ces vers, nous pleurons tous les deux.